• Alex chez les Amazones par Aganticus

     

    La flèche siffle à mes oreilles et va se planter dans le tronc d'un vieux chêne qui ne demandait rien à personne; je me tourne et je la vois, à quelques mètres, perchée sur son magnifique cheval noir.

    -       La prochaine flèche ne te ratera pas articule la créature avec un accent indéfinissable. Qui es-tu et que fais-tu sur notre territoire ?

    -       Heu… je suis désolé… Je m'appelle Alex et …

    Mon cerveau carbure à quatre cent à l'heure pour essayer de trouver une réponse satisfaisante pour la belle cavalière qui est de l'autre côté de l'arc.

    Il faut bien dire que je ne sais même pas moi ce que je traficote là; je vous explique:

    Nous étions peinards avec sa majesté jambonesque, Mr Bon, Jean Bon, à trier les dossiers au siège de la TEF à Montréal et le téléphone direct Pacha se met à sonner.

    Je décroche pour entendre la voix mélodieuse de la secrétaire de notre bureau parisien qui me branche avec la voix rocailleuse du Pacha en question. Alex chez les Amazones

    -       Allo, Alex ?

    -       Voui môssieur,

    -       Nous pouvons parler librement la communication est cryptée;

    -       Voui ? Que vous dire d'agréable ? Ici il fait très beau…

    -       Arrêtez de faire le pitre ! Me hurle cet impatient, j'aimerais bien savoir ce que vous avez magouillé lors de votre dernière incartade avec l'oignon à remonter le temps !

    -       Mais je…

    Et c'est là que je me suis senti partir dans le vortex du passé, la main épaisse de Jambonnot 1er me tenant le bras, et son sourire niais qui s'excusait déjà de la future aventure improbable que nous allions devoir traverser : Alex chez les Amazonesmôssieur Jambon le nase avait encore joué avec mon oignon à remonter le temps et j'ignorais complètement où nous allions atterrir et en quelle année…

    -       Ton ami, le gros gras, doit baisser ses petits yeux porcins : il est interdit de regarder les yeux d'une amazone de notre tribu sans y être invité.

    La regarder dans les yeux ? Elle rêve ! Elle ne devait pas Alex chez les Amazonesse rendre compte de l'impossibilité de fixer son regard alors que son opulent sein unique, libre de tout tissus masquant, attire ostensiblement nos yeux émerveillés; Peuchère elle a dû subir une mastectomie réparatrice car elle n'a que le sein gauche Nous nous conformons donc à ses désirs et nous plantons nos quinquets dans son nibard de rêve.

    Parfois, il faut savoir obéir…

    -        Heu... votre papa n'était pas cyclope ? se hasarde l'incontournable fils de cochon déguisé en homme à qui je file illico un méchant coup de pied dans ses guibolles.

    -       Si nous avons foulé votre territoire, chère madame, c'est tout à fait involontairement…Pendant que je parle, une vingtaine de frangines nous encercle, brandissant une lance à pas piquer des hannetons et un regard si noir qu'un canal s'y pendrait.

    -       Heu… Mesdames, inutile de faire la guerre, on peut envisager de faire autre chose, non ? leur propose-je avec mon sourire 36 rectifié 38.

    Les piles de mon sexe à pile doivent être un tantinet déchargée because nous nous retrouvons, le gros et moi, pendus à une barre que ces dames ont chargée sur leurs épaules; la seule différence entre Jean le jambon et moi c'est que pour lui il faut huit dames porteuses alors que quatre me suffisent.

    Attachés à un tronc d'arbre, voilà plusieurs heures que nous servons de cibles émouvantes à ces archères très habiles car aucune ne nous a touchés; à moins qu'elles nous ratent ?

    Et puis, d'un seul coup d'un seul, arrive un cortège musical qui porte haut un trône dans lequel une femme siège majestueusement : c'est surement la reine.

    Voui, c'est bien elle et je n'en crois pas mes orteils : elle ressemble comme deux gouttes de vin à Alice Sapritch juste après sa dépression nerveuse. Il ne lui manque que le fume cigarette.

    -       Etrangers, articule-t-elle avec le même accent indéfinissable que sa copine, c'est vraiment votre jour de chance  car tout autre jour de l'année aurait vu votre sacrifice…

    -       Hé bé… Ne puis-je m'empêcher de déglutir, et qu'est-ce qui nous vaut tant de chance, ô reine de mon cœur ?

    -       La procréation, bel étranger, la procréation…

    -       J'avoue que j'entrave que dalle, lui susurre-je

    -       Une fois par an et seulement une fois, nous prenons un homme dans notre couche afin qu'il nous ensemence et que nous puissions faire perdurer notre race. Le reste de l'année, les hommes… nous les tuons.

    -       Et les hommes qui vous ensemencent, vous les tuez aussi ? Demande-je, inquiet.

    -       Ca dépend… si nous sommes satisfaites ou pas…

    Alex chez les Amazones-       Hé gros, j'espère que tu n'es pas éjectionneur précoce, lui rigole-je au nez.

    -       Je risque pas de mollir, me dit-il d'un ton de condamné d'amour.

    -       Hé toi, l'énorme, tu viendras dans ma couche : j'aime les grosses choses, la reine désigne calmement mon gros frère d'arme, et toi le beau gosse, tu iras avec ma fille, me dit-elle en me montrant un super canon qui s'avance vers moi en chaloupant. 

    Arrivé a ce stade de notre aventure et connaissant mes durées sexuelles, je me dis que je vais passer un super moment et la gamine aussi.

    Alex chez les AmazonesJe commence à la suivre vers notre nid d'amour quand le vortex se met en action et nous nous retrouvons, le gros et moi, dans le bureau de TEF.

    -       Pourquoi tu nous as rapatriés, Jambonnot ?

    -       Pour te sauver la vie, Alex.

    -       Comment ça, me sauver la vie ?

    -       Ben, dit-il avec une parfaite mauvaise fois, je n'étais pas sûr de tes performances alors je n'ai pas pris de risque pour nous deux…

    Ah, y'a des jours, braves gens, où je préfère le jambon farci, même au petit déjeuner!

     

    Alex chez les Amazones

     

    Aganticus

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • Commentaires

    1
    Jeudi 26 Septembre 2013 à 04:27

    Pauvre Alex ! Pour une fois que l'oignon lui portait chance au jeu de l'amour et du hasard. Quelle chute en déconfiture. lol Bises amicales. 

    2
    Di
    Jeudi 26 Septembre 2013 à 04:29

    Quelle malchance pour Alex qui voyait venir de délicieux moments sans penser au danger au bout de l'action. Mais quelle chance pour la France de ne pas hériter d'une fillette, fille de Monsieur Bon, dont la descendance serait éternelle. 

    3
    Jeudi 26 Septembre 2013 à 08:40

    La malchance en question est le lot de tout dragueur qui aime les cochonnes : le danger est toujours au bout

    4
    Jeudi 26 Septembre 2013 à 08:43

    Tiens, j'avais pas pensé à l'introduction des confitures et franchement, un jambon farci à la groseille... hummm.

    5
    Jeudi 26 Septembre 2013 à 18:23

    Pardonnez mon intervention, mais je suis plutôt d'avis que ces Amazones se seraient farcies M. Jean Bon et le bel Alex après les célébrations des semences. Heureusement que le boss de la TEF, nous a ramené ipso facto Alex qui se jetait tout droit dans la gueule du loup. 

    6
    Vendredi 27 Septembre 2013 à 17:32

    Heu... la gueule du loup est une image, j'espère .

    7
    Samedi 28 Septembre 2013 à 10:54

    Hi hi hi hi hi ! Mieux vaut pas avoir vérifié, si Alex et Jean Bon seraient restés en vie ou pas ! Pas sûr, en effet, et maintenant voilà qui leur donne matière à rêver, quand ils n'auront rien d'autre à faire ... Pfouou, pas commodes ces Amazones, et je continue à rire de la chef Alice Sapritch après sa dépression qui aurait voulu tester la grosse chose ... Bizzz !

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